[Test] Warriors Orochi 4

Jeu développé par Omega Force, Warriors Orochi est un crossover ultime réunissant plus de 170 personnages dans les castings de Dynasty Warriors et Samurai Warriors.
On pourrait parler une envie de fan-ultime voulant rassembler ces 2 licences devant un seul et même titre pour les consoles Playstation 4 et Nintendo Switch. Merci Koch Media pour l’opportunité du test du jeu complet.

Le scénario propose une quête originale dans laquelle se retrouvent impliqués divinités grecques et Nordiques, oui d’autres personnages hors Dynasty Warriors et Samurai Warriors tels Zeus, Athéna et Odin rejoignent le crossover pour donner un scénario plus enrichissant pour les fans.
Cela donne un prétexte à faire rencontrer les personnages d’horizons différents.
Néanmoins, il est à noter que pléthores de saynètes et autres phases de dialogues viendront s’ajouter à l’aventure. Faisant office de fil conducteur, elle permettront au joueur d’avancer dans l’aventure tout en débloquant de nouvelles batailles principales et secondaires.
Les cinématiques se font rares mais le travail apporté par l’équipe en charge du projet rend ces dernières délectables dès l’instant où elles se présentent à l’écran.
Le moteur graphique du jeu est l’ancienne et non le même graphique récente qui est intégré dans Dynasty Warriors 9 sorti le 28 février 2018. Les saynètes sont agréables à parcourir et le soin dont ces dernières ont joui les rend appréciables.


Cependant, le petit point noir : le jeu est traduit en anglais mais fort heureusement : ils ont laissé en charge les voix doublés originalement en Japonais. les textes ne sont pas difficiles à comprendre et les dialogues durant les saynètes sont à passer manuellement. De quoi vous laisser le temps d’incorporer toutes les informations. Et si vous n’aviez pas eu le temps de tout imprimer, il existe des rappels sur fond noir et imagés entre chacune des batailles auxquelles vous devrez participer. Donc, tout est fait pour que n’importe qui puisse apprécier le jeu.
Warriors Orochi 4 propose un gameplay complet et très carré dans lequel on retrouve toute la maîtrise des maîtres du musou. Très accessible mais également très intuitive, cette nouvelle entrée crossover garde des bases solides à coups de combos dévastateurs et d’attaques spéciales particulièrement efficaces.
Les touches Y et X continuent de faire leur œuvre afin de proposer des enchaînements démentiels alors que la touche rond déclenchera toute la puissance de chaque individu présent dans le titre. Particulièrement appréciée pour son aspect défouloir, cette recette est également enrichie grâce à une nouvelle donnée : la magie. Cette dernière se déclenche via l’utilisation de la touche RL et les boutons habituels de frappe. Chaque configuration lance une attaque différente, plus ou moins puissante et efficace.


Le titre conserve sa variété dans les personnages en proposant d’impressionnants de styles de combat des 2 licences réunis . D’ailleurs, cela est nécessaire de former une équipe de trois pour partir à l’aventure et permet d’accentuer l’effet de variété dans les combats en passant d’un personnage à un autre au plaisir. Les attaques magiques et spéciales changent également en fonction du guerrier que vous décidez d’incarner. Ce trio peut se changer entre chaque bataille et offre ainsi un effet de diversité et de rejouabilité.
Parmi le groupe des 3 personnages, s’ajoutent quatre personnages de supports qui pourront venir vous aider par moments. Grâce à eux, vous pourrez également lancer une attaque magique destructrice à sept. Touchant toute la zone d’action, cette dernière vous permettra de vous débarrasser des multiples mobs et personnages à dégâts destructive.

Vous pouvez aussi décider d’améliorer vos armes grâce à la forge en y ajoutant des bonus contre quelques matériaux et des points. La monnaie gagné dans les batailles peut aussi vous servir à lancer un entraînement automatique pour vos officiers restés en retrait. Ces derniers s’entraîneront durant votre absence (pendant une bataille pour être plus précis) et gagneront de l’expérience sans être joué. Cela permet d’éviter de perdre du temps en gagnant des EXP pour atteindre le niveau maximum avec chaque personnage. Ajout intéressant pour toute personne désirant maximiser la puissance de ses héros plus rapidement.
Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, il y a encore quelques bonnes petites choses à dire sur Warriors Orochi 4. Outre un moteur de jeu qui est fermement dépassé, l’ensemble du titre reste très fluide et les animations se lancent sans saccader. Il y a quelques années, cela aurait été loué quand on connait la quantité d’éléments à afficher à l’écran mais ce n’est aujourd’hui plus le cas. Nous pensons donc qu’il est plus que temps pour Omega Force de passer à un autre moteur afin de nous proposer quelque chose de plus à la page et respectant un peu plus ce que les consoles actuelles peuvent proposer. La fluidité c’est bien, mais il serait temps de rattraper le retard sur les autres éléments où les licences sont à la traîne.


Bien qu’il ne soit pas le meilleur épisode du studio, Warriors Orochi 4 fait partie de ces musou que l’on prend un malin plaisir à parcourir. Si certaines améliorations commencent à se faire attendre au niveau du moteur de jeu, le reste est de très bonne qualité. Dommage que le scénario manque de profondeur ou nous aurions clairement pu être face à un monstre. Quoi qu’il en soit, c’est un titre sur lequel tout amateur du genre doit se jeter !