[Game Over] Agony

Vous avez pu lire mes premières impressions sur Agony au travers de mon Test, de son Press Kit . Je vous propose maintenant de vous dévoiler mon avis global sur le jeu après un premier run. Pour rappel, le jeu est développé par Madmind Studio et édité par Koch Media France. Attention, cet article contient quelques spoilers.

« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance. », La Divine Comédie, l’Enfer (1314), III de Dante ALIGHIER.

Nous continuons donc notre aventure au fin fond des enfers après un début qui m’avait laissé plutôt curieux pour la suite.

Mais malheureusement le jeu n’a pas vraiment répondu à mes attentes car, malgré un début ambitieux, il ne fait que se répéter en enchaînant les phases d’infiltration hasardeuses. Si vous vous faites repérer par un monstre, considérez-vous comme mort, la fuite n’étant possible que dans de très rares situations. Les énigmes du jeu ne sont pas vraiment diversifiées, il vous faudra soit trouver des parties de corps à reconstituer, trouver des cœurs pour équilibrer une balance ou bien trouver le bon sigil (symbole) qui vous permettra d’ouvrir la porte bloquant votre chemin.

Niveau maniabilité, je vous avais parlé du côté un peu lourd en tant qu’humain. Pour les démons cela reste la même chose à la différence que certaines créatures sont beaucoup trop fluides. On notera les sauts particulièrement hasardeux dans le dernier chapitre du jeu. De plus certaines attaques souffrent d’un cruel manque d’animation gâchant le plaisir de torture octroyé. Concernant le bestiaire, celui-ci est très limité, le nombre de créatures ne dépasse pas les dix. Leur intérêt étant faible dans le jeu, la plupart du temps vous devez en prendre possession pour progresser dans l’aventure et terrasser les autres monstres sur votre route. Certaines ne peuvent pas être possédées et d’autres font seulement office de décor, aucune interaction n’étant possible avec elles.

Malgré des environnements à couper le souffle et dignes de l’Enfer de Dante, ceux-ci sont gâchés par des graphismes pauvres, un aliasing pas tout à fait au point et un effet de peinture coulante. Si vous voulez admirer la beauté d’un panorama ou d’un édifice, il vous faudra rester loin de celui-ci. Côté bande son et bruitages ambiant tout est nickel, c’est vraiment le point fort du jeu. Rien n’est laissé au hasard, tout vous mettra dans l’ambiance malsaine de cet Enfer. Les ennemis vous feront frémir d’angoisse, chacun ayant son propre râle et chaque partie de l’Enfer vous rapprochera un peu plus de la folie.

L’intrigue ne se dévoile quasiment jamais et l’objectif fixé reste le même du début à la fin : trouver la Déesse Rouge pour sortir de l’Enfer. D’accord, mais comment sommes nous arrivés ici et comment cette déesse nous connaît-elle ? Beaucoup de questions restent sans réponse. Enfin, comptez cinq à six heures pour finir le jeu la première fois sans rusher. Notons tout de même que le jeu propose sept différentes fins (lors de ma partie j’ai obtenu la fin n°1 la plus facile à avoir), des secrets et collectibles à foison et deux autres modes de jeu une fois l’histoire terminée : le mode Succube, dans lequel vous contrôlez… un succube et où pour conserver votre santé vous devrez réaliser un bain de sang. Et le mode Agonie dans lequel aucune mort ne sera tolérée, avis aux amateurs de difficultés.

Pour conclure, Agony est un jeu s’adressant à une population bien particulière. Les amateurs du genre seront sans doute ravi d’explorer l’Enfer et de se défouler sur chaque âme s’y trouvant. En revanche, pour les néophytes du genre, je vous conseille de passer votre chemin, le jeu risquant de ne pas correspondre à vos attentes. Agony s’avère être une vision de l’Enfer plutôt réussie mais entachée de nombreux défauts rendant l’aventure moins épique qu’elle n’aurait pu l’être.

Étiquettes : , ,